Mardi 20 Août, 2019

Crimée : le tueur voulait se venger des "humiliations" de ses camarades

L'ex-petite amie du tueur du lycée de Kertch en Crimée, qui a tué 20 personnes avant de se suicider, a dressé jeudi le portrait d'un jeune homme voulant se venger des "humiliations" de ses camarades, Vladimir Poutine préférant de son côté blâmer la "mondialisation".

"Nous ne créons pas le bon contenu pour les jeunes. Cela mène à des tragédies dans ce genre", a-t-il déclaré jeudi, alors que les autorités russes ont renforcé ces dernières années leur tour de vis sur l'internet.

Son ex-petite amie, interrogée par la chaîne de télévision RT, a expliqué sous couvert d'anonymat que le jeune homme racontait "ne plus faire confiance aux gens depuis que des personnes dans sa classe avaient commencé à l'humilier parce qu'il n'était pas comme les autres".

"Lorsque nous étions ensemble, tout allait bien. Il était gentil et sensible. Il m'aidait lorsque ça n'allait pas", a ajouté la jeune fille.

- "Passion pour les armes" -

Plusieurs médias ont fait le rapprochement avec la tuerie dans un lycée aux Etats-Unis qui avait fait 13 morts en 1999, tandis que des photos présumées du tueur de Kertch diffusées mercredi sur internet le montrent portant une tenue similaire à celle d'Eric Harris, l'un des deux auteurs du massacre de Columbine.

"Dès l'enfance, il avait une passion pour les armes et le tir. Il y a même eu un incident une fois quand il m'a tiré dans le pied", a raconté à RT l'une de ses voisines.

Le corps du jeune homme a été découvert dans la bibliothèque du lycée, où il s'est donné la mort, ont annoncé les autorités. Il avait obtenu légalement un permis de port d'arme en passant avec succès tous les tests psychologiques, d'après une source des services de sécurité citée par l'agence de presse RIA Novosti.

Selon M. Aksionov, le tueur pourrait "ne pas avoir agi seul". "Un tel événement préparé à l'avance, à mon avis et de l'avis de mes collègues, ne pouvait être réalisé en solitaire", a-t-il déclaré.

Des soldats de la Garde nationale ont été déployés dans tous les établissements scolaires de la péninsule, annexée par la Russie en 2014, où un deuil de trois jours a été décrété.

"C'est une tendance très dangereuse qui demande une analyse profonde. Il faudra prendre des mesures pour minimiser ou exclure totalement de tels risques à l'avenir", a poursuivi Dmitri Peskov.

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