Dimanche 15 Décembre, 2019

Crash en Indonésie: l'avion de Lion Air n'aurait pas dû être autorisé à voler

Les membres de l'Agence de sécurité des transports, lors de la présentation d'un rapport d'enquête préliminaire sur le crash du Boeing 737 de Lion Air, le 28 novembre 2018 à Jakarta, en Indonésie

Les membres de l'Agence de sécurité des transports, lors de la présentation d'un rapport d'enquête préliminaire sur le crash du Boeing 737 de Lion Air, le 28 novembre 2018 à Jakarta, en Indonésie

L'appareil de Lion Air qui s'est abîmé au large de l'Indonésie fin octobre n'aurait pas dû être autorisé à voler après un problème technique lors du vol précédent, ont estimé mercredi les enquêteurs indonésiens qui pointent une série de défaillances de la compagnie.

"Au cours du vol de Denpasar à Jakarta" précédant celui qui a eu une issue fatale, "l'appareil a subi un problème technique mais le pilote a décidé de continuer le vol", a indiqué Nurcahyo Utomo, le responsable de l'agence de sécurité des transports en charge de l'enquête.

Dans son rapport d'enquête préliminaire, l'agence indonésienne a souligné que la compagnie aérienne indonésienne à bas coût Lion Air devait renforcer ses mesures de sécurité, soulignant des défaillances techniques et opérationnelles.

- des problèmes de commandes -

L'appareil avait subi des problèmes similaires apparemment liés à des mesures erronées fournies par des capteurs lors de son vol précédent, mais les pilotes étaient passés en pilotage manuel pour reprendre le contrôle de l'appareil.

Lion Air doit prendre des mesures "pour améliorer la culture de sécurité" et s'assurer que "les documents opérationnels" qui répertorient notamment les réparations sur ses appareils "soient bien remplis et documentés", note le rapport.

- multiples réparations -

Les enquêteurs ont notamment évoqué des défaillances des sondes d'incidence (AOA, Angle of Attack sensor).

Mais un dysfonctionnement sur les AOA peut conduire l'ordinateur de bord, pensant être en décrochage, à mettre l'appareil en piqué alors qu'il faudrait au contraire le redresser. Et les pilotes doivent alors reprendre la main sur la machine pour éviter une issue fatale.

Le rapport publié mercredi confirme que les pilotes du vol Denpasar-Jakarta et ceux du dernier vol ont rencontré des difficultés liées à ce système automatisé qui évite à un avion de décrocher mais ne se prononcent pas sur les causes définitives de l'accident.

Cent vingt-cinq victimes du crash, sur 189 au total, ont été formellement identifiées à ce jour par les autorités indonésiennes à partir des restes récupérés en mer par les services de secours.

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