Mercredi 28 Octobre, 2020

Comme sur des roulettes, le robot livreur débarque en Chine

Une femme récupère ses provisions acheminées par un robot livreur au cours d'une démonstration à Pékin, le 28 juin 2018

Une femme récupère ses provisions acheminées par un robot livreur au cours d'une démonstration à Pékin, le 28 juin 2018

Ils sont prêts à remplacer les livreurs en chair et en os. En Chine, des petits robots autonomes sur roues, équipés de GPS, de caméras et de radars commencent à livrer colis, courses et repas aux destinataires.

"Le point faible, c'est qu'ils ne peuvent pas livrer directement à la porte de l'appartement comme les livreurs humains", déclare à l'AFP une cliente ravie, qui vient de réceptionner un sachet de noix de cajou dans ce quartier de la grande banlieue est de la capitale chinoise. "Mais ça reste pratique. Le robot livre relativement rapidement".

Le destinataire, sur son téléphone, n'a plus qu'à cliquer sur un lien pour déclencher l'ouverture du coffre et récupérer sa commande.

- "Petits chevaux jaunes" -

"A l'heure actuelle, 100 millions de colis sont livrés chaque jour en Chine. Ils devraient être un milliard à l'avenir", souligne Liu Zhiyong, PDG et fondateur de Zhen Robotics, l'entreprise qui fabrique les robots livreurs, dénommés "Petits chevaux jaunes".

Ceux-ci sont particulièrement élevés sur le dernier kilomètre de livraison, celui où un service individualisé est nécessaire pour arriver jusqu'à la porte du client.

Ils sont équipés de quatre caméras (pour visualiser leur environnement), d'un radar et d'un système de télédétection par laser (pour se positionner et éviter les piétons et les obstacles). Pour l'instant, les robots n'en rencontrent pas beaucoup: ils n'ont qu'à longer un large trottoir peu encombré et passer la porte du complexe résidentiel -- une zone fermée où ne circule aucune voiture.

Mais comment éviter que l'engin soit volé ou vandalisé? "Avec le GPS, on peut le suivre à la trace, les caméras filment et le robot peut émettre une alarme. Et puis qu'en ferait un voleur? Ce n'est pas revendable", assure Liu Zhiyong.

Ces engins ont-ils un avenir? Pour Shao Zhonglin, ancien vice-secrétaire général de l'Association chinoise de livraison express, "ils peuvent être utiles dans un petit rayon d'action". "Pas sûr cependant que ça puisse devenir une solution à grande échelle pour le dernier kilomètre de livraison. Car le client doit tout de même descendre chercher son colis. Et les frais restent élevés: achat et maintenance des robots, coûts de fonctionnement, etc."

En attendant, les premiers drones de livraison sillonnent déjà le ciel chinois. Plusieurs entreprises ont obtenu ces derniers mois le feu vert des autorités pour faire voler ces engins. Objectif: accélérer les délais de transport entre deux entrepôts, voire livrer directement au destinataire.

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