Samedi 26 May, 2018

5 célèbres artistes haïtiens morts en mai

Photo: Tipiti.biz

Photo: Tipiti.biz

Au mois de mai, la culture haïtienne pleure le départ de 5 de ses plus grandes icônes. Maurice Sixto, Ti Manno, Nemours Jean-Baptiste, Master Dji et Almando Keslin sont tous partis au cours d'un mai. Le temps pour Loop de faire une rétrospective sur la carrière de ces artistes qui ont marqué l’histoire.

Maurice Sixto

Maurice Sixto est, sans conteste, l’un des premiers et plus grands humoristes de l’histoire Haïtienne. Après lui, pour son époque, on ne comptera pas plus que Théodore Beaubrun, alias Languichatte.

Maurixe Sixto se distingue par son humour à travers ses longs récits qui racontent les tares et les coutumes en Haïti. De ce nombre, on comptera une panoplie d’œuvres dont : Lea Kokoyé Madan Ròròl, Zabèlbòk Berachat, Ti Sentaniz, Gwo Moso, J'ai vengé la race et plusieurs autres volumes.

L’humoriste est parti le 12 mai 1984. En 2004, la Fondation Maurice Sixto a été créée pour faire la promotion de ses œuvres et de la culture haïtienne.

Ti Manno

L’une de plus belles voix ayant marqué la musique Konpa s’en est allée également un mois de mai. Emmanuel Jean-Baptiste dit Ti Manno a chanté les mauvaises conditions socioéconomiques du peuple haïtien.

Ti Manno a été le lead vocal de plusieurs grands groupes du secteur musical haïtien dont Volo Volo, Les Astros de New York, DP Express. En 1981, Ti Manno quitte DP pour former son propre groupe « Gemini All Stars ».

En 1983, le chanteur est, malheureusement, atteint d’une maladie incurable. Plusieurs personnalités se joignent pour le sauver de sa souffrance, mais il décède malgré tout le 13 mai 1985 au Centre Hospitalier de Saint-Luc-Roosevelt.

Nemours Jean-Baptiste

Le père du Konpa nous a quittés le 18 mai 1985. L’histoire raconte que c’est en écoutant la performance d’un groupe troubadour à la fête Vyèj Mirak de Saut-d’Eau que Nemours a eu l’idée d’inventer le nouveau rythme.

Le 26 juillet 1955, il fonde le groupe Conjunto Internacional à la place Saint-Anne. Mais, c’est difficilement que la bande fera accepter son rythme subissant les critiques des conservateurs jaloux pour leur meringue.

Nemours Jean-Baptiste et son compère Wébert Sicot ne lâchent rien et réussissent à se faire une place au Kompa. Il meurt dans « la gêne et l’indifférence »  en 1985 et attend jusqu’ici des hommages dignes de cet héritage qu’il a laissé.

Master Dji

Georges Lys Hérard a été le premier à confronter les préjugés contre le Hip-Hop très mal regardé en Haïti. L’ancien animateur de micro a été le premier à utiliser son micro pour rapper en créole.

Reconnu comme le père du rap créole, Master Dji a, au cours de sa carrière, gagné l’admiration de la jeunesse de son époque. Le rappeur décède le 22 mai 1994 laissant derrière lui des hits faisant remonter de bons souvenirs à la génération 90 comme « Manmzèl », « Vakans » ou encore « Tann pou Tann ».

Almando Keslin

Le batteur nous a quittés il y a 3 ans. Encore un artiste disparut dans l’indifférence après avoir apporté sa contribution à la musique haïtienne.

Almando Keslin a prêté ses baguettes à Bossa Combo, Shooblak, les Zotobre, DP Express et brièvement aux Frères Dejeans. Grand admirateur de Ti Manno avec qu’il a coopéré pendant son passage à DP, Alamndo a toujours milité pour la reconnaissance de ce dernier.

Mais, il a également subit le sort de ces musiciens jetés aux oubliettes depuis sa mort le 22 mai 2015.