Jeudi 23 May, 2019

Catalogne: 300.000 personnes manifestent pour l'unité de l'Espagne

AFP / LLUIS GENE
Manifestation pour défendre l'unité de l'Espagne, à Barcelone, le 29 octobre 2017, deux jours après la déclaration unilatérale d'indépendance du Parlement régional catalan

AFP / LLUIS GENE Manifestation pour défendre l'unité de l'Espagne, à Barcelone, le 29 octobre 2017, deux jours après la déclaration unilatérale d'indépendance du Parlement régional catalan

Quelque 300.000 personnes manifestaient dimanche à Barcelone pour l'unité de l'Espagne, deux jours après la déclaration d'indépendance proclamée au Parlement catalan, selon la police municipale.

La Société civile catalane, qui organise cette manifestation, sous le slogan la Catalogne c'est nous tous, a elle estimé la participation à 1,1 million de personnes.

Aux cris de "Puigdemont en prison", de nombreux Espagnols anti-sécession se dirigeaient vers l'une des avenues les plus connues de la capitale catalane, le Passeig de Gracia, pour une manifestation entourée d'un important dispositif policier.

"Dans mon village, je me sens incapable de porter le drapeau espagnol", dit Marina Fernandez, une étudiante de 19 ans, en montrant le drapeau rouge et jaune qu'elle s'est noué autour du cou. La jeune femme avoue avoir peur de montrer sa différence car elle vit dans une municipalité majoritairement indépendantiste.

"J'ai la rage quand je vois ce qu'ils font au pays que mes grands-parents ont construit, quand je vois qu'ils le séparent et ce qu'ils font pour compliquer les choses. Et quand je vois qu'ils disent qu'ils sont pacifiques, ça me rend folle", s'emporte-t-elle.

"Quand on aura gagné dans les urnes, tout ça va se régler", affirme aussi Flor Pena, 59 ans, venue de Vigo, en Galice: "Moi je suis venue pour aider l'Espagne".

"C'est un scandale ce qu'ils ont fait, un mensonge (...) Le chemin qu'ils ont emprunté ne convient à personne, pas même à leurs troupes", continue-t-elle.

Les séparatistes "vivent dans un monde parallèle, un peu surréaliste", déclare Silvia Alarcon, 35 ans, qui vit dans la banlieue de Barcelone. Elle est "en colère" que les indépendantistes s'expriment au nom de tout le monde "alors que ce n'est pas le cas".

"Ils nous ont pris pour des imbéciles. Je serais extrêmement fâchée si Madrid ne les met pas face à leurs responsabilités, judiciairement ou d'une autre manière. C'est eux les dictateurs, c'est eux qui ont fait passer les choses par la force", renchérit Miguel Angel Garcia Alcala, 70 ans, arrivé de Rubi, à 22 km de Barcelone.

Le gouvernement espagnol veut reprendre au plus vite le contrôle sur la Catalogne, dont la déclaration d'indépendance vendredi n'a obtenu aucune reconnaissance internationale. Madrid a aussi annoncé la tenue d'élections régionales le 21 décembre.

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