Samedi 18 Août, 2018

Carnaval 2018 : ces choses sont interdites aux policiers

Photo: Estaïlove St-val

Photo: Estaïlove St-val

Sécuriser la population comme toujours et en particulier dans ce contexte bien spécial du Carnaval en Haïti est quelque chose qui tient à cœur la Direction Générale de la Police Nationale d’Haïti (DGPNH). 

Celadit, des stratégies adéquates ont été mises en œuvre durant toute la période pour permettre à la fois aux carnavaliers de bien profiter des instants de plaisirs éprouvés dans l’ambiance festive du moment et aussi aux non participants de vaquer à leurs activités habituelles en toute sécurité.

Il s’ensuit que par décisions administratives : un ordre général d’opération a été adopté à partir des différents plans de sécurité élaborés par les responsables de commissariat. Des exercices pré carnavalesques aux « jours gras », ledit plan couvre toute la période.

Intervenant dans le cadre d’une rencontre avec les différents responsables des unités spécialisées de la PNH, Berson Soljour, Directeur Départemental de l’Ouest en a profité pour communiquer à propos de certaines mesures prises par le haut commandement de l’institution dans le cadre de la mise en route de ce plan de sécurité favorisant le bon déroulement des activités carnavalesques.

Selon les propos du responsable, la règle veut qu’aucun policier non affecté pour la circonstance n’ait le droit d’être armé sur le parcours. Il doit faire en sorte de remplir les procédures légales au commissariat de la place.

En ce qui a trait au port d’uniforme, un policier qui ne participe pas aux opérations de sécurité liées aux activités carnavalesques ne doit pas être vu sur le parcours avec son uniforme sans avoir, au préalable, averti le commissariat de la ville où se déroulent les activités.

« Ces mesures concernent notamment les policiers en détachement. Ils doivent se faire enregistrer, et peut-être bien, leur présence peut éventuellement apporter un plus dans la coproduction de la sécurité », précise le Directeur Départemental de l’Ouest. Aussi les policiers, dit-il, qui assurent les parcours doivent faire de leur mieux pour éviter l’utilisation de la force, les coups de bâtons de manière à limiter les cas de blessés.

Par conséquent, une équipe de supervision de la Direction Générale composée de cadres de l’institution veillera à ce que ces mesures soient respectées, raconte M. Soljour.

M. Soljour rassure que toutes les unités spécialisées de la PNH sont motivées pour que la période carnavalesque puisse jouir d’une réussite totale. « Dans l’ensemble, les policiers sont disponibles et prêts à accompagner la population avec ce plan de sécurité bien adaptée au contexte », avance-t-il.