Dimanche 26 May, 2019

Zanmi Timoun s'insurge contre la violation des droits des enfants

"Ils sont régulièrement victimes d’inceste", déclare Guylande Messadieu, coordonnatrice de la Fondation « Zanmi timoun »./ Photo: AFP

"Ils sont régulièrement victimes d’inceste", déclare Guylande Messadieu, coordonnatrice de la Fondation « Zanmi timoun »./ Photo: AFP

La Fondation « Zanmi Timoun » exprime ses vives inquiétudes face à la montée de l’insécurité dans les quartiers populaires de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Ce qui impacte négativement la vie des enfants, s’insurge la Fondation dans une note de presse rendue publique, le 2 mai 2019.

« Des bandits massacrent, violent des femmes et des enfants puis publient sans aucune crainte des vidéos de leurs forfaits sur les réseaux sociaux », dénonce la Fondation qui parle d’une atteinte grave aux droits des personnes.

La Fondation Zanmi Timoun impute la responsabilité de ces atrocités aux autorités étatiques qui, dit-elle, n’élaborent aucune politique publique de sécurité pour mettre fin à la vague des violences dans des quartiers de la capitale qualifiés de non droit. Des Violences, qui selon la Fondation, nuisent à la santé mentale, physique et comportementale des êtres les plus vulnérables que sont les enfants.

Cette dure réalité met en péril la vie de ces enfants, condamne-t-elle, citant en exemple une vidéo qui a fait, en mars dernier, le tour du web  montrant des individus, en toute quiétude, dévorer la chair d’un membre d’un réseau de gang en présence des mineurs, le cas de Roberto Badio Thélusma, cet jeune de 14 ans tué en février 2019 lors d’une manifestation anti-gouvernementale. Récemment, lors de la fusillade de Carrefour-feuilles, un enfant de 3 ans a failli trouver la mort en dépit de la protection de sa mère, déplore la Fondation « Zanmi Timoun ».

De plus, dans certaines zones de la région métropolitaine notamment à La Saline, Tokyo, Cité Soleil, Martissant, les portes des écoles sont restées fermées. Les parents également sont contraints de rester chez eux en raison de l’ampleur du phénomène de l’insécurité. Autant de cas qui soulèvent l’indignation de la Fondation Zanmi Timoun qui demande aux dirigeants du pays d’adopter dans un bref délai des dispositions afin de permettre aux enfants de retrouver leur vie normale.

« Ça fait longtemps que cela dure, il est temps que cela cesse », exige la Fondation Zanmi Timoun.

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :