Jeudi 13 Décembre, 2018

C1 - Paris SG: la remontada ou le chaos

L'heure de vérité approche: le Paris SG, sans Neymar, doit tenter d'effacer sa défaite 3-1 de l'aller et éjecter le Real Madrid de Cristiano Ronaldo

L'heure de vérité approche: le Paris SG, sans Neymar, doit tenter d'effacer sa défaite 3-1 de l'aller et éjecter le Real Madrid de Cristiano Ronaldo

Paris, 6 mars 2018 (AFP) - C'est l'heure de vérité: le Paris SG, sans Neymar, doit tenter d'effacer sa défaite 3-1 de l'aller et éjecter le Real Madrid de Cristiano Ronaldo pour crédibiliser son projet et s'éviter bien des tourments, en 8e de finale retour de la Ligue des champions, qui a débuté à 19h45 GMT au Parc des Princes.

"Allez Paris": c'est avec ce message sur les réseaux sociaux que le grand absent de ce choc, Neymar, a manifesté son soutien à ses coéquipiers du PSG, depuis le Brésil où il se remet d'une opération à un pied.

"45.000 à y croire, renversez-les entrez dans l'histoire" et "Paris SG fais nous rêver" pouvait-on lire sur les banderoles géantes déployées au Parc, sans oublier le tifo géant "Ensemble on va le faire", mot d'ordre relayé sur les réseaux sociaux par le PSG.

L'ambiance du Parc des Princes était tellement bouillante avant le coup d'envoi, que le public a eu du mal à respecter la minute de silence en mémoire du joueur italien de la Fiorentina Davide Astori, décédé dimanche.

Dani Alves, latéral du PSG, avait bien résumé l'enjeu devant la presse à la vieille de l'affiche: "Éliminer des adversaires comme celui-là, c'est un peu ce qui manque au PSG pour que les adversaires commencent à prendre le PSG au sérieux".

Le PSG sous pavillon qatari (depuis 2011) n'a jamais atteint les demi-finales de la compétition reine et, pire, en a été éjecté dès les 8e la saison dernière.

Un nouvel échec à ce stade serait difficilement justifiable pour l'entraîneur Unai Emery et pourrait relancer les rumeurs de départ de Neymar ou Marco Verratti. Cela fragiliserait à coup sûr le projet qatari, après un mercato estival à 400 M EUR et avant un manque à gagner économique, alors qu'il est dans le collimateur du fair-play financier de l'UEFA...

A l'inverse, une remontada face aux Madrilènes conjurerait celle essuyée il y a un an face au FC Barcelone (4-0, 1-6), ferait grand bruit et donnerait une toute autre tonalité à la suite de la saison, sans Real ni Ronaldo en demi-finales de C1 pour la première fois depuis 2010.

Mais le Real de Zinédine Zidane se présente avec un CR7 qui, après un automne morose, aborde la phase décisive en boulet de canon (14 buts sur ses huit dernières apparitions). De quoi laisser encore Gareth Bale sur le banc, aux côtés de Toni Kroos et Luka Modric, insuffisamment remis.

Le Real joue gros, puisque la C1 est l'unique titre qu'il peut encore guigner, largué en championnat par le Barça et éliminé en Coupe d'Espagne. Bref, la pente à remonter est très raide pour le PSG.

Emery a fait dans le classique en titularisant Thiago Motta en sentinelle et Thiago Silva en défense centrale. Les deux étaient absents au match aller. Kylian Mbappé, remis d'un coup sur une cheville, est aligné en attaque aux côtés d'Edinson Cavani et d'Angel Di Maria, homme en forme de l'équipe en ce début d'année (13 buts et 9 passes décisives en 15 matches sur 2018).

Le club en a appelé à l'union sacrée et à la ferveur du public. Les Ultras du PSG se sont dirigés en cortège vers le Parc de Princes mardi avec fumigènes et banderoles. Mais le bus du Real Madrid, en allant vers le stade, n'avait récolté que de maigres sifflets sur son passage.

L'ambiance était plus chaude lundi soir. Des supporters avaient accueilli chaleureusement les joueurs du PSG à leur hôtel de Rueil-Malmaison, tout en insultant le Real ("Puta Madrid").

D'autres, en pleine nuit, ont tenté de troubler le sommeil de leurs adversaires en faisant du tapage à proximité de leur hôtel du VIIIe arrondissement de la capitale. A l'arrivée de la police, ils se sont dispersés. Deux hommes ont été arrêtés, l'un était porteur de fumigènes et l'autre d'un engin pyrotechnique, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Sur le terrain, il s'agit de renouer avec les grandes soirées, notamment celle de 1993 en C3, lors d'une victoire épique (4-1) face au... Real, qui s'était imposé 3-1 à l'aller. Les joueurs de cette épopée, comme Bernard Lama, Vincent Guérin ou encore Antoine Kombouaré, héros de ce match face au Real surnommé "Casque d'Or", ont d'ailleurs fait un tour d'honneur du Parc sur la pelouse avant le match, invités par le club parisien.

De quoi booster le PSG d'aujourd'hui?

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