Dimanche 15 Décembre, 2019

C1: Higuain et Morata, les mal-aimés sont les bienvenus

Gonzalo Higuain célèbre son 2e but contre l'Atalanta Bergame avec la Juventus Turin, le 23 novembre 2019 à Bergame

Gonzalo Higuain célèbre son 2e but contre l'Atalanta Bergame avec la Juventus Turin, le 23 novembre 2019 à Bergame

L'un a été accueilli froidement, l'autre franchement poussé dehors. Mardi pourtant, Alvaro Morata et Gonzalo Higuain devraient être titulaires à Turin pour le match de Ligue des champions entre l'Atlético Madrid et la Juventus, deux équipes dont ils sont devenus des rouages indispensables.

Le rebond le plus inattendu est peut-être celui de Higuain. Car il y a exactement un an, l'Argentin portait le maillot de l'AC Milan, ratait un penalty et était expulsé face à la Juventus, son club.

Quelques mois plus tôt, Higuain avait en effet été poussé vers un prêt en Lombardie pour faire un peu de place à sa majesté Cristiano Ronaldo. Commençait alors une saison pour rien, d'abord à Milan, où il a été mauvais, puis à Chelsea, où il a été médiocre.

Dans ces conditions, personne n'attendait grand-chose de son retour à Turin et la question de son départ s'est de nouveau posée, l'AS Rome tentant jusqu'au bout de l'attirer.

Mais l'ancien joueur du Real Madrid n'a pas cédé, sûr de ses qualités et convaincu de pouvoir se faire une place dans le onze de Maurizio Sarri. Il a eu raison.

Même si le retour de Ronaldo ne laissera qu'une place à prendre pour Higuain et Dybala mardi, "Il Pipita" est redevenu à 31 ans un élément central de la Juventus avec ses cinq buts et ses six passes décisives, avec surtout un bagage d'attaquant complet, capable d'évoluer aussi bien avec le quintuple Ballon d'Or qu'avec le jeune Argentin.

- Choix logique -

"Je me sens heureux, pas seulement d'avoir fait le choix des rester, mais aussi de la manière dont j'ai été traité par le club et mes équipiers quand je suis arrivé. Mon choix était clair et je voulais montrer que j'avais raison", a déclaré l'Argentin lundi.

"Ca se passe bien, mais je ne m'en contente pas. J'espère maintenir ce niveau jusqu'à la fin de saison. Si je dois me contenter de quelque chose, ça sera en juin, quand la saison sera finie et que la Juve aura gagné quelque chose d'important", a-t-il ajouté.

"Si Higuain joue, ça n'est pas parce que c'est un de mes hommes de confiance, c'est lié à l'entraînement, c'est un choix logique", avait de son côté déclaré en début de saison Sarri qui, avec Naples, l'avait conduit au record absolu de buts en une saison de Serie A (36).

AFP/Archives / CURTO DE LA TORREAlvaro Morata célèbre un but avec l'Atletico Madrid contre l'Espanyol Barcelone le 10 novembre 2019 à Madrid

"Les rapports de confiance n'ont rien à voir là-dedans. A Chelsea à la fin, je ne le faisais plus jouer, c'est Giroud qui jouait. Mais j'ai retrouvé le Higuain d'il y a deux ou trois ans", avait-il ajouté.

L'Atlético de son côté a retrouvé le Morata d'il y a quatre ou cinq ans, quand, à la Juventus, il semblait destiné à devenir un des meilleurs avant-centres de la planète.

Mais comme Higuain, l'Espagnol a mal vécu son départ de Turin et s'est ensuite un peu perdu au Real Madrid et à Chelsea.

Souvent zappé par Zinédine Zidane dans les grands rendez-vous comme la Ligue des champions, Morata avait décidé de quitter son club formateur "pour se sentir plus important", et avait rejoint Chelsea.

- Pré-formation -

Mais blessé puis mal-aimé chez les Blues (2017-2019), il avait perdu confiance en Angleterre.

"J'étais très contrarié par l'opinion des Anglais. Je pense que je ne me suis pas senti assez aimé, assez supporté par le club et les supporters", confiait ainsi l'attaquant au site Goal en juin.

Prêté à l'Atlético depuis janvier, Morata, 27 ans, est revenu sur le devant de la scène dans l'"autre" club de la capitale espagnole.

L'attaquant avait pourtant été accueilli fraichement par certains supporters, qui lui reprochaient son passé Merengue. Morata avait répondu avec des photos de lui enfant portant le maillot des Colchoneros et rappelant ses trois ans de pré-formation à l'Atlético, de 2005 à 2007.

Surtout, il a répliqué sur le terrain. En pleine bourre après un début de saison mitigé, l'avant-centre madrilène en est déjà à huit buts cette en 14 matches. Une vraie renaissance.

"Ici, l'équipe et les salariés du club ont changé ma vie", affirmait-il d'ailleurs six mois après son retour en Espagne.

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