Vendredi 10 Juillet, 2020

Brésil: Bolsonaro attire un juge anticorruption dans son gouvernement

Le juge Sergio Moro quitte la résidence du président élu Jair Bolsonaro à Rio, le 1er novembre 2018

Le juge Sergio Moro quitte la résidence du président élu Jair Bolsonaro à Rio, le 1er novembre 2018

C'est une prise de choix pour le futur gouvernement Bolsonaro: le président élu du Brésil a convaincu jeudi le très populaire juge anticorruption Sérgio Moro d'accepter le poste de ministre de la Justice et de la Sécurité publique.

"Israël est un Etat souverain et nous devons respecter cela pleinement", a-t-il souligné.

Cette mesure hautement polémique, déjà prise en mai par le président américain Donald Trump et dénoncée par les Palestiniens, pourrait menacer les exportations de viande brésilienne, l'Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis faisant partie des principaux acheteurs.

- "Comme un soldat" -

"La perspective de mettre en oeuvre de fortes mesures contre la corruption et le crime organisé (...) m'a amené à prendre cette décision", a expliqué le magistrat de 46 ans dans un communiqué.

Son principal fait d'armes: la condamnation de l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2012), qui purge depuis avril une peine de 12 ans et un mois de réclusion pour corruption et blanchiment à Curitiba (sud), à un jet de pierre des bureaux du juge Moro.

Il a fait l'aller-retour depuis Curitiba (sud) pour parler de la proposition du président élu. En acceptant l'invitation de Bolsonaro, le magistrat donne du grain à moudre à ses détracteurs, qui mettent en doute son impartialité.

Jair Bolsonaro a loué le "courage" du juge qui abandonne une carrière de 22 ans de magistrature pour entrer en politique, le comparant à "un soldat qui part en guerre, sans avoir peur de mourir".

- Cinquième ministre confirmé -

Mercredi, l'astronaute Marcos Pontes avait été désigné au portefeuille des Sciences, après le général de réserve Augusto Heleno Ribeiro à la Défense, le député Onyx Lorenzoni comme chef de gouvernement et l'économiste ultra-libéral Paulo Guedes à la tête d'un super ministère de l'Economie.

Jeudi, le président élu à toutefois rétropédalé une nouvelle fois au sujet de l'idée très controversée d'une fusion des ministère de l'Agriculture et de l'Environnement.

Mais l'idée "ne fait plus l'unanimité" et "tout porte à croire que ce seront deux ministères distincts", a-t-il déclaré, tout en disant avec insistance que ce serait lui qui nommerait un futur ministre de l'Environnement "sans céder aux pressions des ONG".

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :