Mercredi 29 Janvier, 2020

Bolivie: prochain mandat d'arrêt contre Evo Morales

L'ancien président bolivien Evo Morales (c) et l'ex-ministre des Affaires étrangères Diego Pary Rodriguez (g) arrivent à l'aéroport de Buenos Aires, le 12 décembre 2019 en Argentine
afp.com - HO

L'ancien président bolivien Evo Morales (c) et l'ex-ministre des Affaires étrangères Diego Pary Rodriguez (g) arrivent à l'aéroport de Buenos Aires, le 12 décembre 2019 en Argentine afp.com - HO

La présidente par intérim de la Bolivie, Jeanine Añez, a annoncé samedi l'émission imminente d'un mandat d'arrêt contre l'ancien président Evo Morales, réfugié en Argentine et visé par des enquêtes pour sédition et terrorisme.

"Dans les prochains jours sera émis un mandat d'arrêt (contre l'ex-président socialiste) car nous avons effectué les démarches appropriées", a déclaré à la presse Mme Añez, une sénatrice de droite, après une cérémonie militaire.

Selon elle, Evo Morales "n'a jamais rien respecté, pas même la Constitution", et en conséquence, s'il revient en Bolivie, "il sait qu'il devra fournir des réponses au pays, car il a des comptes à rendre à la justice".

Lâché par la police et par l'armée, Evo Morales a été contraint à la démission le 10 novembre après trois semaines de manifestations pour protester contre des élections entachées de fraudes, selon l'opposition et l'Organisation des Etats américains (OEA).

Il briguait un quatrième mandat après avoir passé près de 14 ans à la tête de la Bolivie.

Dénonçant un "coup d'Etat", M. Morales s'est réfugié au Mexique, puis, après un bref séjour à Cuba, s'est rendu en Argentine. Le gouvernement du président péroniste de centre-gauche argentin Alberto Fernandez lui a accordé sa protection en qualité de réfugié.

A la fin de cette semaine, des responsables du Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti d'Evo Morales, se sont rendus à Buenos Aires pour définir avec lui la stratégie du MAS en vue des prochaines élections générales.

Le Parlement bolivien a voté fin novembre une loi convoquant des élections présidentielle et législatives auxquelles M. Morales n'aura pas le droit de participer. La date de ces élections n'a pas encore été fixée.

Début décembre, le MAS a nommé M. Morales "chef de campagne" du parti pour ces futures élections.

Evo Morales a déclaré à cette occasion qu'il avait l'intention de revenir dans son pays. "Bientôt je serai en Bolivie pour que nous nous lancions ensemble dans ces élections et pour les gagner, comme nous l'avons toujours fait", a-t-il alors déclaré par téléphone.

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