Dimanche 26 Janvier, 2020

177 millions de dollars pour rehausser le tourisme dans le Nord

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La Banque Mondiale se lance à la rescousse du tourisme dans le Grand Nord. Entre autres les problèmes relevés dans la région par l’institution financière internationale : l'urbanisation accélérée, la concentration urbaine, l'absence de planification...

Pour relever ces défis et développer la résilience et le tourisme dans le Nord, la Banque mondiale soutient la stratégie de développement du gouvernement du Grand Nord à travers une série de projets intégrés dans le tourisme, la résilience urbaine, l'agriculture, l'énergie, la santé, les transports et l'eau, pour un montant total de 177 millions de dollars.

« Il y a une demande croissante pour développer le Nord en tant que destination touristique d'une manière durable et pour améliorer la génération d'opportunités économiques. Dans ce contexte, la Banque mondiale soutient la stratégie de développement du gouvernement dans le Nord et finance un vaste programme intégré dans la région pour fournir de meilleurs services de livraison et de connectivité routière », a réagi Anabela Abreu, Directrice de la Banque mondiale en Haïti.

Actuellement, le Cap-Haïtien est en proie à un fort taux d'urbanisation. La deuxième ville du pays compte environ 290,000 habitants et les prévisions pour 2020 sont estimées à 330,000, un chiffre mentionné dans le récent rapport de la Banque mondiale intitulé : « Les villes haïtiennes: des actions pour aujourd'hui avec un œil sur demain».

Le maire, un peu moins confortable à la nouvelle configuration de la ville de Cap-Haïtien, déplore les nouvelles façons d'habiter l’espace.

« Cap-Haïtien, pris au piège entre la montagne et l'océan, est un espace s'étendant à peine 50 kilomètres carrés. Avec la quasi-totalité de l'espace disponible, les résidents se dirigent désormais vers les pentes montagneuses surplombant la ville, ce qui aggrave la situation. La communauté n'a pas la capacité d'appliquer les solutions nécessaires, ce qui nécessite une intervention capitale, technique et législative beaucoup plus importante », a déclaré le maire du Cap-Haïtien, Jean Claude Mondésir.

Par ailleurs, le projet sur le développement municipal et la résilience urbaine envisage de réduire le risque d'inondation du Cap haïtien et les communes voisines en accentuant les efforts sur l'accessibilité de la population urbaine aux services élémentaires.

Kepsen MONESTIME

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