Samedi 31 Octobre, 2020

Blessé par balle, un adolescent meurt à l'hôpital "faute de soins"

Cette photo prise lors de la manifestation antigouvernementale du 4 octobre 2019, sert uniquement d'illustration à cet article / Loop Haiti

Cette photo prise lors de la manifestation antigouvernementale du 4 octobre 2019, sert uniquement d'illustration à cet article / Loop Haiti

Atteint de quatre projectiles alors qu’il participait à une manifestation anti-gouvernementale, le 4 octobre 2019, le jeune Maxon Pierre a rendu l’âme dans la matinée de ce mercredi, cinq (5) jours après avoir été admis à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH).

Maxon et son ami qui l’accompagnait vendredi dernier où une marée humaine est descendue dans les rues pour appeler Jovenel Moise à la démission ont été pris pour cibleïs par des individus armés et cagoulés qui circulaient à bord d’un pick-up sans plaque d’immatriculation à Delmas 60, rapportent des membres de sa famille.

Grièvement blessés, ils étaient tous les deux conduits, menotte en mains, à l’hôpital général par des agents des forces de l’ordre pour y être soignés.

Pas de chance : Maxon Pierre est décédé parce qu'il n’a pas pu trouver des soins que nécessite son cas, selon ce qu'ont confié ses parents rencontrés sur la cour de l'hôpital.

Son compagnon, quant à lui, souffre encore sur le lit de ce même hôpital.

Issu d’une famille de huit (8) enfants, Maxon Pierre était âgé de 16 ans. Il était en 8ème année fondamentale à un Collège de la capitale.

Ses parents rencontrés sur la cour de l’HUEH ne pouvaient retenir leurs larmes. Alors qu’ils pleurent le départ inattendu de leur enfant, ils s’insurgent contre la manière dont ce dernier a été traité à l'HUEH. Le défunt a été, depuis son admission à l’HUEH, enchainé. Dans les premiers jours, il dormait à même le sol, d'après ses parents, qui réclament justice et réparation.

Depuis l’intensification des mouvements de protestations contre le pouvoir en place, des bandits attaquent des simples citoyens. Les prédateurs généralement circulent dans des véhicules sans plaque d’immatriculation. Si le cas de Maxon Pierre révulse plus d’un, il n’est pourtant pas la première victime.

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