Dimanche 17 Novembre, 2019

Birmanie : l'ONU demande la libération "immédiate" des journalistes de Reuters 

La cheffe de l'ONU pour les droits de l'Homme Michelle Bachelet à Genève le 3 septembre 2018

La cheffe de l'ONU pour les droits de l'Homme Michelle Bachelet à Genève le 3 septembre 2018

La cheffe de l'ONU pour les droits de l'Homme, Michelle Bachelet, a demandé lundi la libération "immédiate" des deux journalistes birmans de l'agence Reuters condamnés lundi en Birmanie à 7 ans de prison pour avoir enquêté sur un massacre de musulmans rohingyas par l'armée.

"Je pense que l'information qu'ils ont donnée sur le massacre était d'intérêt public", a-t-elle ajouté.

"Leur condamnation fait suite à un processus juridique qui a clairement violé les normes internationales. Elle envoie le message à tous les journalistes de Birmanie qu'ils ne peuvent pas opérer sans crainte, mais qu'ils doivent plutôt choisir entre l'autocensure ou le risque de poursuites judiciaires", a-t-elle estimé.

Les deux reporters, Wa Lone et Kyaw Soe Oo, en détention préventive depuis décembre, ont été condamnés lundi à sept ans de prison pour avoir "tous deux porté atteinte au secret d'État", en s'étant procuré, selon l'accusation, des documents relatifs aux opérations des forces de sécurité birmanes dans l’État Rakhine.

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