Mardi 25 Juin, 2019

L'ex collaborateur violent de Macron et trois policiers en garde à vue

Alexandre Benalla (g) accompagne le président Emmanuel Macron lors du défilé du 14 juillet à Paris

Alexandre Benalla (g) accompagne le président Emmanuel Macron lors du défilé du 14 juillet à Paris

Le séisme de l'affaire Benalla n'a pas fini de provoquer des répliques, jusqu'au sommet de l'Etat : le ministre de l'Intérieur sera auditionné lundi à l'Assemblée, tandis qu'à la garde à vue de l'ex-collaborateur de l'Elysée s'est ajoutée samedi celle de trois policiers.

Licencié vendredi, M. Benalla "rendra des comptes à la justice, mais Emmanuel Macron, lui, va devoir rendre des comptes aux Français", a lancé le président de LR Laurent Wauquiez dans Le Figaro.

L'affaire est "du niveau du Watergate", estime le leader des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui accuse Emmanuel Macron de "s’organise(r) une milice personnelle" et lui "demande de s'exprimer".

La garde à vue d'Alexandre Benalla, notamment pour violences et usurpation de fonction, qui a commencé vendredi matin, a été prolongée samedi matin et pourrait durer jusqu'à dimanche matin. De même pour Vincent Crase, gendarme réserviste et employé de La République en marche, qui se trouvait avec lui le 1er mai.

Le domicile de M. Benalla à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) a été perquisitionné dans le même temps. Fâcheux téléscopage d'événements : il devait se marier samedi matin dans la commune, selon une source à la mairie.

En plus de l'enquête préliminaire de la justice, ouverte jeudi à l'initiative du parquet de Paris, une autre, administrative, a été lancée par la "police des polices" et une dernière par l'Assemblée nationale.

Gérard Collomb, que les oppositions accusent d'avoir menti, sera entendu lundi à 10H00 par la commission des Lois, dotée des prérogatives d'enquête, a annoncé sa présidente Yaël Braun-Pivet (LREM). Le préfet de police Michel Delpuech sera, lui, auditionné à 14H00.

Comme le réclamaient les oppositions à l'Assemblée, le groupe majoritaire a finalement accepté la publicité de l'ensemble des auditions, sauf dans le cas où un fonctionnaire demanderait le huis clos. "Chaque Français pourra juger", selon la "marcheuse" Marie Guévenoux.

Mais la commission, dont les travaux doivent durer un mois, n'a pas été en mesure d'acter la suite du programme. Les Républicains réclament d'entendre jusqu'au secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler et jusqu'à Christophe Castaner, délégué général de La République en marche. Les Insoumis demandant impérativement la présence d'Alexandre Benalla.

Mme Braun-Pivet a suggéré notamment la responsable de la police des polices et le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, entendu jeudi comme témoin dans l'enquête judiciaire.

"Nous devons nous remettre au travail", avait plaidé plus tôt sur France Inter Gilles Le Gendre, un vice-président du groupe LREM, en demandant : "Est-ce que nos oppositions veulent bloquer ou non les institutions?" Chez certains, dans les oppositions, le député dit avoir senti une "volonté de partir en vacances autant que celle de faire de l'obstruction politique".

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