Jeudi 23 Novembre, 2017

Aviol Fleurant réagit à la « tentative d’incendie de son cabinet »

Deux véhicules en flammes devant le Cabinet Aviol Fleurant a Bois-Verna.

Deux véhicules en flammes devant le Cabinet Aviol Fleurant a Bois-Verna.

Ce mardi 12 septembre, des mouvements de protestations se sont poursuivis par des opposants au budget 2017-2018 dans plusieurs zones dans la région métropolitaine. Le transport, l’école et les activités commerciales ont été gravement perturbés par des barricades de pneus enflammés. Les interventions de la police à coup de gaz lacrymogène n’ont toutefois pas pu éviter les dégâts : vitres brisés, véhicules incendiées, entreprises attaquées...

Du nombre des victimes, l’actuel ministre de la planification, Aviol Fleurant. L’immeuble qui héberge son cabinet d’avocat à Bois-Verna est touché de très près par des flammes de feu. Dans les images du sinistre qui circulent sur les réseaux sociaux, on voit deux véhicules stationnés sur la cour, complètement consumés par le feu.

Monsieur Fleurant a réagi sur le coup sur son compte Facebook : « Je suis chrétien. A ce titre, je pardonne aux "innocents", manipulés et guidés vers mon manoir professionnel, mon Cabinet, pour me signifier leur haine des vertus humaines et sociales. Mes sympathies aux propriétaires des véhicules incendiés! Mes sympathies aux victimes de cette journée de terreur! »

L’avocat qui se réclame « petit fils de paysans » a aussi utilisé des mots durs à l’égard de ses détracteurs. « J’ai, dans le champ de l'éducation et des études universitaires solides, construit mon nom et ma réputation que plus d'un ont tenté de ternir par envie et par aigreur. La vérité m’a plutôt gardé debout dans mes valeurs » a-t-il écrit pour faire allusion au dossier de corruption dans lequel son nom a été cité et qui a coûté son poste au ministre des affaires sociales, Roosevelt Bellevue. Lui, il a catégoriquement nié son implication dans cette affaire de surfacturation de kits scolaires.

Mais de cette journée de manifestation, Aviol Fleurant n’en revient pas. Ministre du gouvernement de son état, il « requier[t] par contre, que la Justice agisse avec la dernière rigueur contre les ennemis de la république et ceux du peuple haïtien. »