Lundi 17 Février, 2020

Avantages de la formalisation des petites entreprises

Vendredi 28 Avril 2017, à l’hôtel Inn-Ovation, à Cabaret, CFET et ARECA ont organisé une journée de réflexion sur les exigences faites par Ministère du Commerce et de l’Industrie aux moyennes, petites et micro-entreprises(MPME). Philippe St. Cyr, President  de Yunus Haïti a insisté sur le fait que le vrai entrepreneur doit être formel et Jean Sony Pierre cadre de la DGI,  a exposé les étapes à respecter pour se légaliser au niveau national.

Régulièrement, les économistes pointent l’impact économique que peut avoir le bourgeonnement d’entreprises en Haïti. Mais un aspect de l'entrepreneuriat comme activité économique est souvent négligé : la formalisation.

En ce sens, le Centre de formation et d’encadrement technique (CFET) et l’ARECA (Association régionale de la Côte des Arcadins) dans le cadre du projet d’appui à la formalisation et au développement du potentiel de croissance des Micro et Petites Entreprises (PROFORMA) supporté par l’USAID, ont organisé une conférence sur certaines exigences du Ministère du Commerce et de l’industrie dans le secteur et certaines pistes sur les modes de financement que peuvent emprunter les entreprises pour développer leurs activités.

Philippe St Cyr, Directeur de Yunus Haïti, a d’entrée de jeu, présenté l’importance des entrepreneurs dans le développement en Haïti. Il soutient qu’ils font parti de ceux qui tiennent en vie la population haïtienne autres que les multiples emplois au niveau de l’état et de certaines organisations internationales. Le développement passe par la production, claironne t-il, mais la production formelle est plus puissante encore car le vrai entrepreneur doit être formel. Pour Philippe St Cyr, il n’est pas seulement question de faire les affaires comme les autres, mais surtout de connaitre le secteur dont on pour être compétitif.  

Pour sa part, Jean Sony Pierre, Coordonateur adjoint des bureaux régionaux du Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a tenu de faire un parallèle entre la DGI et le MCI. Pour être formel, il faut d’abord commencer par enregistrer son nom commercial, et il faut le faire aux affaires juridiques du MCI, pas à la DGI.

La conférence a pris fin sur la partie la plus importante, selon les entrepreneurs, qui sont les programmes de financement au niveau du Ministère pour les entreprises formelles, a précisé Jean Sony. Il cite, le Programme de Soutien pour les Micro Entreprises, qui finance jusqu’à 6 millions de gourdes en accord avec le Fond de développement industriel (FDI) et le programme accélérateur pour les Micro Entreprises pour ceux qui veulent créer des entreprises mais qui n’ont pas les moyens financiers. Il a rajouté que le MCI ne finance pas mais met en relation avec les institutions financières qui détiennent les fonds disponibles pour les entrepreneurs. Encore une bonne raison d'opter pour la formalisation.

John Serlin Duverseau

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