Lundi 20 Août, 2018

Voilà pourquoi les prix du visa dominicain ont augmenté

Carte géographique de l’île d'Haïti.

Carte géographique de l’île d'Haïti.

Le ministre conseiller au consulat général de la République Dominicaine à Port-au-Prince, Antonio Cuevas Pérez, a apporté des précisions sur les nouveaux tarifs exigés pour les visas dominicains. Le prix du visa n’a pas augmenté, selon le diplomate. Les 150 dollars additionnels sont le prix d’une « assurance migratoire » exigible pour tout type de visa.   

« Cette décision d’imposer une assurance s’applique à tout demandeur de visa, quelle que soit leur nationalité », a expliqué Antonio Cuevas Pérez selon les informations rapportées ce matin au Nouvelliste. Seul les nord-américains et les détenteurs d’un visa de l’Union Européenne (Shengen) sont exempts de cette nouvelle application parce qu’ils ne dépendent pas du consulat mais de la migration a poursuivi le diplomate.

C’est la compagnie d’assurance BBA Corp qui sera responsable des nouvelles recommandations inscrites dans le processus tels que billet le aérien et l’hébergement… Ces procédures s’appliqueront également pour le rapatriement funéraire.  

« Cette assurance couvre les frais de rapatriement de ces étrangers en condition légale en République dominicaine, conformément à la loi 285-04 de migration, rapatriement funéraire et frais médicaux […] », selon des informations du Nouvelliste. Cette procédure sera applicable lorsque la Direction générale des migrations de la République Dominicaine (DGM) définira par écrit les différentes conditions prévues selon la loi migratoire 285-04. 

César Antonio Cuevas Pérez a toutefois rassuré qu’aucun frais n’est exigé pour les visas étudiants qui restent gratuit. Ces derniers auront seulement à payer les frais d’assurance au cas où ils tomberaient malades. Cette nouvelle assurance couvrira toutes les dépenses pour les personnes enceintes.

Ces nouveaux frais d’assurance ont soulevé la colère de quelques ressortissants haïtiens qui prévoyaient de manifester hier sur la frontière pour contester la décision.