Mercredi 19 Juin, 2019

Panama: Moise dit vouloir créer une économie forte et durable en Haïti

Le président Jovenel Moise lors de sa participation au Forum Latina America au Panama

Le président Jovenel Moise lors de sa participation au Forum Latina America au Panama

Le président Jovenel Moise, en participant au Forum Latina America du Panama, dit manifester une volonté inébranlable de remembrer l’économie haïtienne. En présence des chefs d’Etat et d’autres organismes économiques importants, le patron d'Agritrans a fait part de sa vision de créer une économie forte et durable en Haïti.

Le président s'est entretenu avec différentes personnalités politiques dont M. Luis Alberto Moreno, Président de la BID, Ahmed Sultan Bin Sulayem, président exécutif du centre de multiproduits de Dubai. Suite aux discussions entamées autour de la gestion du Parc Caracol et des potentialités d'Haiti en matière d'investissements, Jovenel Moise a par la suite affirmé que sa  priorité est de créer une économie forte et durable dans le pays.

Le président de la République a manifesté son contentement via un tweet : « C’est avec beaucoup de plaisir que je suis intervenu, ce mardi 9 Avril, au Forum Latina America du Panama de 2019. Au cours de cette session, j’ai partagé avec des partenaires venus d’horizons divers ma vision pour Haïti ». 

À rappeler que les statistiques publiées sur le site de la Banque mondiale en date du 4 Avril soit 6 jours avant le Forum du Panama montrent presque tous les principaux indicateurs macro-économiques du pays affiche des signaux très alarmants. Le produit intérieur brut (PIB) par habitant est de 870 $ en 2018 et l’indice de développement humain de 163 sur 188 pays en 2016.

D’après cette même publication, la dernière enquête auprès des ménages de 2012 révèle que plus de 6 millions d’Haïtiens vivent sous le seuil de la pauvreté avec moins de 2,41 $ par jour et plus de 2,5 millions sous le seuil de la pauvreté extrême (1,23 $ par jour).

Par ailleurs, le taux de croissance du PIB, passant de 1.2% en 2017 à 1.5% en 2018, s’est accéléré. Le déficit budgétaire, qui est passé de 1.9% en 2017 à 4.3% du PIB en 2018 est de plus en plus financé par la Banque centrale. Et de plus, la monnaie nationale (la gourde) continue de se déprécier par rapport au dollar en alimentant une inflation à deux chiffres (environ 15%) et pénalisant davantage les ménages les plus pauvres.

Selon les experts de la banque mondiale, « ces défis macro-économiques combinés aux faibles recettes fiscales sont les épines qui empêchent le gouvernement d'augmenter les allocations budgétaires à portée sociale ».

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