Lundi 18 Février, 2019

Argentine : l'ex-présidente Kirchner sera jugée pour corruption

L'ex-présidente argentine Cristina Kirchner (2007-2015) à Buenos Aires, le 19 novembre 2018

L'ex-présidente argentine Cristina Kirchner (2007-2015) à Buenos Aires, le 19 novembre 2018

L'ex-présidente argentine Cristina Kirchner (2007-2015) sera bien jugée dans le scandale des "Cahiers de la corruption" qui a dévoilé un système dans lequel des chefs d'entreprise versaient des millions de dollars à de hauts fonctionnaires en échange de marchés publics.

Dans sa décision publiée jeudi, la justice a également ordonné la mise sous séquestre des biens de l'ancienne présidente à hauteur d'un milliard et demi de pesos (38 millions de dollars).

En cas de condamnation, elle ne pourrait être emprisonnée que si la majorité des sénateurs votaient la levée de son immunité.

Peu après avoir appris la décision de la cour d'appel, Mme Kirchner a mis en cause le gouvernement du président argentin de centre-droit Mauricio Macri.

Le scandale des "Cahiers de la corruption" a éclaté le 1er août à la suite de la publication du contenu de cahiers dans lesquels le chauffeur du vice-ministre de la Planification, Roberto Baratta, notait minutieusement les lieux et dates des remises de sacs d'argent à des membres du gouvernement Kirchner, par des chefs d'entreprise du secteur des travaux publics.

Il éclabousse pratiquement tout le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) en Argentine ainsi que l'entourage du président Macri.

En revanche, Franco Macri, le patriarche du clan Macri, 88 ans, le père de Gianfranco et de Mauricio, également convoqué, ne s'est pas présenté, faisant valoir un état de santé fragile pour demander le report de son audition, selon des sources judiciaires.

Parmi ces repentis figurent un cousin du président, Angelo Calcaterra, le propriétaire de la société IECSA qu'il a par la suite revendue, et Paolo Rocca, le PDG de la multinationale Techint, la première société privée du pays.

Jeudi, la cour d'appel a également confirmé l'organisation d'un procès contre l'ancien ministre argentin de la Planification Julio De Vido, déjà en prison dans le cadre d'autres affaires. Il est accusé d'avoir été l’organisateur du système des "Cahiers de la corruption".

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