Mercredi 26 Septembre, 2018

Après Oxfam, World Vision est citée dans un scandale sexuel en Haïti

Encore un autre scandale d’inconduite sexuelle impliquant les ONG surgit dans les actualités. Le Daily Mail rapporte que, selon des informations de l'organisation World Vision, des travailleurs de l’ONG ont utilisé les nourritures du Programme alimentaire Mondial (PAM) en échange de relations sexuelles avec des survivants du tremblement de terre dévastateur qui a frappé Haïti en janvier 2010.

« Les survivants désespérés de la catastrophe ont été forcés par des employés rémunérés de World Vision à avoir des rapports sexuels ou à payer pour l'aide du Programme alimentaire mondial », lit-on dans ce qui a été rapporté par le journal Britannique.

L’on notifie également qu’une enquête sur l’industrie de l’aide a été réclamée par des membres du parlement Britannique suggérant que World Vision pourrait subir le même sort qu’Oxfam dans sa relation avec le Département du Développement international, département exécutif du gouvernement britannique responsable de l'aide humanitaire et de l'aide au développement au niveau international.

À ce propos, Nigel Evans, membre du parlement s’étonne que « des personnes engagées pour travailler sur des projets en Haïti puissent échanger des biens et obtenir des services sexuels contre certaines des personnes les plus vulnérables de la planète ».

En revanche, un communiqué de l’ONG pointée du doigt par ces révélations clame que ses employés n’ont pas été impliqués dans cette affaire et que les coupables seraient de préférence des volontaires et des bénéficiaires du programme « Cash for work ».

Dans ce communiqué diffusé par le New Zealand Herald, l’ONG accuse le journaliste du Daily Mail d’omettre les principales conclusions de leurs enquêtes partagées publiquement depuis des années. « Notre engagement à renforcer et améliorer les systèmes nous a permis de rapporter ces problèmes aux autorités et de travailler avec eux pour mettre en place des procédures de formation et de suivi afin de réduire ces pratiques. Cette information a été rendue publique dans nos rapports de responsabilité publiés en 2011, 2012 et 2014 […]», explique l’ONG.

Toutefois, la communication est ainsi terminée : « Nous reconnaissons qu'il est possible qu'il y ait eu un comportement inapproprié de la part de personnes employées ou associées à World Vision qui n'ont pas été signalées. Si tel est le cas, nous encourageons tous ceux qui ont vu ou expérimenté l'exploitation ou la violence sexuelle à se manifester, ou à le signaler par le biais de notre ligne d'alerte confidentielle : http://worldvision.ethicspoint.com ou appelez au + 1-503-726-3990, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour enquêter ».