Jeudi 3 Décembre, 2020

Amnesty International dénonce les violences policières en Haïti

Illustration de manifestant victime de violence en Haiti.

Illustration de manifestant victime de violence en Haiti.

Amnesty International exhorte l’Etat haïtien de mettre fin à l’usage abusif de la force contre les manifestants. L’organisation qui avoir vérifié plusieurs cas de décès de manifestants impliquant des policiers, crie au scandale autour de la violation de certains droits humains.

« Les images que nous avons vérifiées font la lumière sur les violations des droits humains commises par les autorités haïtiennes. Les forces de sécurité placées sous le commandement du président Jovenel Moïse ont eu recours à une force excessive. De tels incidents doivent faire l'objet d'une enquête rapide, approfondie et efficace », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques chez Amnesty International dans une publication faite sur le site de l'organisation.

Selon madame Erika Guevara-Rosas, les images qui circulent autours des manifestations font état de violation flagrante des droits de l’homme. D’après elle, « le président Moïse doit prendre des mesures urgentes pour que les manifestants contre son gouvernement puissent le faire en toute sécurité, sans mettre leur vie en danger ». La spécialiste des droits humains ajoute que : « la police doit cesser d'utiliser des armes à feu transportant des balles réelles lors de manifestations.

Lire : Amnesty Int invite les autorités au respect de la liberté d'expression

Dans son message, la directrice du programme Amériques chez Amnesty International explique que plusieurs principes internationaux ont été violés dans l’utilisation des armes de la Police nationale d’Haïti (PNH). Elle souligne que « des policiers armés de fusils semi-automatiques avaient tiré à balles réelles lors de manifestations, en violation du droit international relatif aux droits humains et des normes en matière de recours à la force ».

Tout en exigeant que des enquêtes soient menées autour de ces bavures et exactions de policiers, notamment d'agents de l'Unité de sécurité générale du Palais national (l’USGPN), Guevara-Rosas rappelle que « le droit et les normes internationaux exigent que les munitions réelles ne soient utilisées qu'en dernier recours et lorsqu'elles sont strictement nécessaires pour se protéger contre une menace imminente pour la vie ou des blessures graves ».

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