Mardi 22 Août, 2017

Amazan Audoine, le vieux rat du PaP Jazz

Amazan Audoine, plus mur musicalement, se fraie seul un chemin, participe aux ateliers de musique animés par des artistes de calibre pour chercher son propre style, aiguiser de mieux en mieux son gout pour le jazz. Il traine depuis plus de trois ans  sa trompette dans quelques bars branchés de la ville : Quartier Latin, Presse Café, Yanvalou Bar, Jazzy’s. Et là, vendredi 20 janvier, il fut invité  à participer à « Jazz O Plus », soirée musicale (initié par le guitariste et professeur Claude Carré) où le jazz se mêle à d’autres formes d’art comme la peinture.

Le PaP Jazz a bel et bien contribué à l’émergence d’une pléiade de jeunes bourrés de talent, ambitieux et passionnés. Amazan Audoine en fait partie. A côté de cet émule de Davis, il y a aussi Emmanuel Smith, Alexandra « Alexa » Cherelus ou plutôt Coralie Hérard. 

Besogneux, appliqué, sensible dans ses petites susurres  qui rappellent bien Miles Davis, Amazan Audoine est programmé, le 10 mars sur la scène « Découverte » de Fokal (Fondation Connaissance et Liberté) où ces jeunes artistes habitués à se frotter à ceux déjà établis vont chacun gratifier leur tour de chant.  

Amazan Audoine et son groupe Jazz and family vous fera goutter à un plat de funk mâtiné de contredanse, à un jazz qu’ils cuisinent avec des ingrédients typiquement créoles. Et c’est ce qu’il fait de mieux en tant qu’adepte du kreyol jazz : balancer entre reprises de standards et interprétations de thèmes traditionnels. Pas encore d’albums ni de compositions originales, mais de grandes ambitions, l’envie de progresser et d’apprendre des autres, de partager et de se former en prenant part aux master class que les organisateurs tiennent pendant toute la semaine du festival.

Sur scène, Amazan Audoine sera accompagné de Caleb Texier au piano, de Jude Davens Texier à la batterie, de Mardochée Williams à la basse électrique.