Jeudi 19 Septembre, 2019

Algérie: Bouteflika candidat à un 5e mandat qu'il promet de ne pas finir

Des étudiants algériens manifestent contre un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, à la faculté de médecine d'Alger le 3 mars 2019

Des étudiants algériens manifestent contre un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, à la faculté de médecine d'Alger le 3 mars 2019

L'équipe de campagne du président algérien Abdelaziz Bouteflika a officiellement déposé dimanche son dossier de candidature à la présidentielle du 18 avril, pour un 5e mandat massivement contesté en Algérie et qu'il s'est engagé à ne pas terminer.

M. Zaalane a ensuite donné lecture devant la presse d'une lettre du candidat Bouteflika, dont de larges extraits avaient été lus auparavant au journal de la télévision nationale.

Les Algériens ont manifesté en masse depuis dix jours à Alger et à travers le pays contre la perspective d'un 5e mandat du chef de l'Etat âgé de 82 ans, élu pour la première fois en 1999 et réélu depuis sans discontinuer et toujours avec plus de 80% des voix au 1er tour.

La date de cette élection sera fixée par une "conférence nationale" lancée après le scrutin et chargée d'élaborer des "réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales" devant déboucher sur un "nouveau système".

- Contestation inédite -

Arrivés dans plusieurs fourgons, les formulaires de ces parrainages ont été déposés dimanche soir au Conseil constitutionnel.

Dans la journée, des centaines d'étudiants ont à nouveau protesté, sans incident, dans la rue et sur les campus, à Alger et dans plusieurs villes du pays, en scandant "Non au 5e mandat", 48 heures après des manifestations monstres à travers le pays.

Le fort déploiement policier autour du Conseil constitutionnel n'a pas empêché un cortège d'étudiants de tenter d'accéder à ses abords. La police a utilisé un canon à eau pour les disperser.

Le site d'informations TSA a rapporté des rassemblements estudiantins d'ampleurs diverses à Oran et Constantine, 2e et 3e villes du pays, à Bouira, Skikda, Mostaganem et Guelma.

- Huit candidats -

Principal adversaire de M. Bouteflika aux présidentielles de 2004 et 2014, son ancien Premier ministre Ali Benflis a annoncé dimanche renoncer à se présenter à une présidentielle qui n'a plus "lieu d'être" en raison de la contestation.

Le général à la retraite Ali Ghediri, qui a débarqué sur la scène politique fin 2018 en promettant "le changement", a lui déposé son dossier dimanche. Sans parti, il est difficile d'évaluer sa réelle popularité.

L'homme d'affaires Rachid Nekkaz, omniprésent sur les réseaux sociaux et qui draine des foules de jeunes enthousiastes,semble lui ne pas remplir les conditions d'éligibilité.

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