Lundi 21 Octobre, 2019

Accord pour un sommet entre Trump et Kim "le plus tôt possible", assure Séoul

Le président sud-coréen Moon Jae-in (D) écoute le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo lors d'un entretien à la présidence à Séoul, le 7 octobre 2018, après une visite du chef de la diplomatie à Pyongyang.

Le président sud-coréen Moon Jae-in (D) écoute le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo lors d'un entretien à la présidence à Séoul, le 7 octobre 2018, après une visite du chef de la diplomatie à Pyongyang.

Les Etats-Unis et la Corée du Nord sont d'accord pour organiser un deuxième sommet "le plus tôt possible", a annoncé dimanche la présidence sud-coréenne à Séoul, où le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a fait part de discussions "productives" sur la dénucléarisation avec Kim Jong Un à Pyongyang.

M. Pompeo a déclaré "s'être entendu avec le président Kim pour tenir un deuxième sommet USA-Corée du Nord le plus tôt possible", a annoncé la présidence sud-coréenne, sans que le lieu ou la date ne soient encore fixés.

A Séoul, Mike Pompeo a lui évoqué, lors d'une rencontre avec le président sud-coréen Moon Jae-In, une "conversation productive" avec M. Kim, qui marque "un nouveau pas en avant".

Le leader nord-coréen a également invité des inspecteur à visiter le site d'essais nucléaires de Punggye-ri, que Pyongyang a démonté en mars, "pour confirmer qu'il a été complètement démantelé", selon le compte-rendu de la rencontre fourni par le Département d'Etat.

"Kim Jong Un a apprécié le développement positif de la situation dans la péninsule coréenne (...) (et a) expliqué en détail les propositions pour résoudre la question de la dénucléarisation", a poursuivi KCNA.

Depuis le sommet de Singapour, critiqué pour n'avoir débouché que sur des engagements vagues de M. Kim en faveur de la dénucléarisation de la péninsule, les relations entre les deux pays ont semblé en dents de scie.

Un autre voyage fin août du chef de la diplomatie à Pyongyang avait été annulé par Donald Trump après avoir jugé insuffisants les progrès. Mais le président américain a assuré en septembre être "tombé amoureux" de l'homme fort de Pyongyang, saluant les "magnifiques lettres" écrites par son homologue nord-coréen.

A Séoul, le président Moon, qui a déjà rencontré son homologue nord-coréen à trois reprises cette année et aidé à organiser le premier sommet Kim-Trump, a lui rappelé dimanche que le "monde entier" suivait avec grand intérêt la tournée de M. Pompeo.

La Corée du Sud est en première ligne depuis le début du réchauffement spectaculaire entre Washington et Pyongyang qui a permis de tourner la page d'une année 2017 rythmée par les échanges d'invectives et les menaces atomiques.

Depuis le sommet de Singapour, Washington et Pyongyang s'écharpent sur la signification de l'accord, les Etats-Unis militant pour le maintien des sanctions tant que le Nord n'aura pas procédé à sa "dénucléarisation finale et entièrement vérifiée".

"La Corée du Nord a fait quelques pas envers la dénucléarisation et les Etats-Unis s'exposent aux critiques de la communauté internationale s'ils continent d'exiger la dénucléarisation sans levée des sanctions", juge Yang Moo-jin, professeur à l'Université des études nord-coréennes de Séoul.

Le Japon est historiquement partisan d'une ligne dure sur la Corée du Nord et insiste pour maintenir la pression sur le régime nord-coréen, qui a tiré à plusieurs reprises des missiles au-dessus du territoire japonais et menacé de l'anéantir. Mais le Premier ministre japonais s'est dit en septembre ouvert à une rencontre avec Kim Jong Un.

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