Dimanche 23 Septembre, 2018

Accident-Circulation: 61 morts et 200 blessés en moins de deux mois

Le DG de la PNH face à quelques sénateurs de la République lors de la séance d'interpellation./Photo: Le National

Le DG de la PNH face à quelques sénateurs de la République lors de la séance d'interpellation./Photo: Le National

Michel-Ange Gédéon était reçu, hier jeudi 16 août au local du parlement, par la Commission Justice et Sécurité du Sénat de la République où la question de la sécurité publique a été soulevée. Le DG de la PNH annonce entamer des mesures visant à réduire les risques d’accidents de circulation dans le pays.

De 21 juin à 5 août 2018, les accidents de la circulation ont causé le décès de 61 personnes et plus de 200 personnes en sont sorties blessées, selon un bilan, pour le moins accablant, dressé par le sénateur de l’Ouest Jean Renel Sénatus. Le parlementaire se dit inquiet de la recrudescence de l’insécurité et pointe du doigt des automobilistes qui circulent avec des plaques immatriculées Officiel ou Corps Diplomatique, alors que ces derniers ne sont ni des officiels de l’État, ni des diplomates. « Ceci pose un problème grave de sécurité nationale », déclara-t-il.

Au terme des discussions, le DG de la PNH, accompagné du haut commandement de la police, promet de redresser la barre. Il annonce le renforcement de la formation des conducteurs de taxi-motos, une plus forte présence des policiers et le rétablissement du service d’inspection des véhicules.

Quant aux taxi-motos, secteur important de la vie économique, ils représentent l’une des principales sources d’insécurité. En dépit de son utilité (puisqu’ils facilitent la circulation à toute heure du jour et de la nuit), le boom observé ces dernières années et son expansion considérable dans l’aire métropolitaine, dans les villes de province et dans tous les recoins des quartiers populeux sont inquiétants et interpellent les autorités. Garnel Michel de Stop Accident indique, de plus, que la police devrait procéder à un meilleur contrôle des douanes et des frontières où ils arrivent par milliers en contrebande.

Le numéro un de la police entend lutter contre l’insécurité et faire régner la paix dans des zones prises en otage par des bandits et hommes lourdement armés. Et que dire de tous ces véhicules du transport en commun qui, souvent très surchargés et bourrés de passagers, roulent en très mauvais santé sur le macadam ?