Mercredi 17 Juillet, 2019

7 étrangers : Céant et 2 autres ministres bientôt interpellés au Sénat

Le premier ministre Jean Henry Céant Crédit Photo : Page Facebook Jean Henry Céant

Le premier ministre Jean Henry Céant Crédit Photo : Page Facebook Jean Henry Céant

 

Les membres du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) ont répondu mardi 12 mars 2019, à une convocation du Sénat de la République, autour de l’arrestation à Port-au-Prince des 7 étrangers lourdement armés et leur transfert vers les Etats-Unis. Après cette séance de plusieurs heures, les sénateurs decident d’interpeller le Chef du gouvernement et 2 de ses ministres, pour venir s’expliquer sur ce qui s’est passé réellement.

 

La date de l’interpellation n’est pas encore fixée, mais le Premier ministre Jean-Henry Céant, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Jean Roudy Aly, et le ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, Jean- Marie Reynaldo Brunet, doivent retourner au grand corps pour faire lumière sur ce dossier.

 

Au total, 9 sénateurs dont Évalière Beauplan, Youri Latortue, Jean-Marie Salomon, Jacques Sauveur Jean et Nènèl Cassy, ont signé l’acte d’interpellation. Une correspondance sera acheminée sous peu au Premier ministre pour l’informer de cette décision.

 

Cependant, d’autres parlementaires comme le sénateur du Sud-est Joseph Lambert, se questionnent sur la démarche d’interpellation. “Pourquoi interpeller Jean-Henry Céant, et non le gouvernement en entier ?”, se demande l’ex-President du Sénat de la République.

 

Une bonne partie de la séance d'hier s’est déroulée à huis-clos. Sur les 18 sénateurs, 5 d’entre eux, Jean Rigaud Bélizaire, Jean-Marie Ralph Féthière, Pierre François Sildor, Joseph Lambert et Denis Cadeau, ont appuyé la demande du Chef du gouvernement qui voulait que la séance se déroule hors des caméras des journalistes.

 

Un autre groupe de sénateurs composé de Jean Renel Sénatus, Youri Latortue, Ronald Larèche et les quatre sénateurs de l’opposition, s’opposent à cette démarche qu’ils qualifient de “kase fèy kouvri sa”. “Tout doit se dérouler en direct. Trop de versions circulent. La population a doit à des explications”, soutient l’élu du Nord-Est, Ronald Larèche.

Notons que le Directeur Général de la Police Nationale, Michel-Ange Gédéon, et le Chef du Parquet de Port-au-Prince, Paul Eronce Villard, étaient absents à cette séance. A rappeler que selon la législation haïtienne, le Premier ministre ne peut pas être renvoyé, s’il n’a pas encore six (6) mois à la tête de la Primature.

La rédaction, avec Luckson Saint-Vil

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