Lundi 16 Septembre, 2019

70 000 Haïtiens déportés de la RD pour les 6 premiers mois de 2018

70 000 Haïtiens déportés de la RD pour les 6 premiers mois de 2018. Photo: Prensa Latina

70 000 Haïtiens déportés de la RD pour les 6 premiers mois de 2018. Photo: Prensa Latina

Human Rights Watch a publié son rapport de l’année 2018 sur Haïti dans lequel il critique les formes de déportations opérées par les autorités dominicaines contre les Haïtiens. Selon l’organisation 250 000 Haïtiens ont été déportés de la République Dominicaine entre juin 2015 et mars 2018.

L’année 2015 marque, en effet, la disposition des autorités dominicaines d’expulser de leur territoire à partir du plan de régularisation « controversé » pour les étrangers. « De nombreuses expulsions ne respectaient pas les normes internationales et beaucoup de personnes ont été entraînées dans des expulsions sommaires arbitraires sans aucune audience. », mentionne le document.

70 000 Haïtiens ont été rapatriés pour les six premiers mois de l’année écroulée, toujours selon Human Rights Watch. L’organisme des Droits humains dénonce également la suspension, depuis aout 2018, du plan de régularisation qui s’est renouvelé seulement à 3 reprises.

Cette suspension laisse au moins 200 000 immigrants haïtiens sans papiers-valide dans l’inquiétude d’être déportés. Human Rights Watch poursuit en affirmant que de nombreuses personnes ont laissé la République Dominicaine, craignant ces formes d’expulsions.

« Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a vérifié la nationalité dominicaine légitime pour plus de 2 800 personnes se trouvant actuellement en Haïti. », indique le document.

Dans une interview accordée à Loop Haïti, Géralda Sainvil, responsable de communication au Groupe d’Appui pour les Rapatriés et les Réfugiés (GARR) avait critiqué les pratiques de déportations initiées par les autorités dominicaines contre les Haïtiens.

« Des cas de séquestration de documents, la saisie des objets de valeurs tels que les vêtements et les téléphones portables, la séparation des familles sont, entre autres, des cas de violations de droits humains que dénoncent généralement les migrants », avait relaté Mme Sainvil.

Ces accusations interviennent deux semaines après la déclaration de José Ramón Fadul, ministre de la défense dominicaine, qui croit mordicus que les formes de déportations de son pays respectent les principes légaux.

« Aucun pays n'a mieux géré un plan de régularisation que nous, mais tout le monde sait qu'il y a des personnes qui entrent dans le pays illégalement, mais chaque fois que cela est détecté, elles sont rapatriées correctement, dans le respect des droits de l'homme », avait lancé l’autorité à la presse au cours d’une entrevue accordée à la presse dominicaine.

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