Samedi 18 Août, 2018

7 février 1986 : effondrement de l’empire des Duvalier en Haiti

Photo historique. François Duvalier (Papa Doc) et Jean-Claude Duvalier (Baby Doc) lors de la passation de pourvoir en 1971.

Photo historique. François Duvalier (Papa Doc) et Jean-Claude Duvalier (Baby Doc) lors de la passation de pourvoir en 1971.

7 février 1986 marque la chute de l’empire des Duvalier. De Père en fils, ils ont construit une hégémonie sans partage d’une durée de vingt-neuf ans.

22 octobre 1957, François Duvalier (reconnu sous le nom de Papa Doc) accède au pouvoir pour, ensuite, le transmettre à son fils Jean-Claude Duvalier (dit baby Doc) en 1971. La dynastie a perduré presqu’à trois décennies.

Pour beaucoup d’historiens, économistes, sociologues… les Duvalier n’ont pas fait une gestion saine des deniers publics et n’ont pas accéléré la croissance économique malgré leur longévité au pouvoir.

1986 marque d’abord la rupture avec les Duvalier, et également l’entrée triomphale d’Haïti à la démocratie. 32 ans depuis que le pays a basculé vers ce nouveau système.

Le bilan de la transition démocratique est peu reluisante, mis à part l’acquisition d’un ensemble de droits jusqu’alors bafoués sous le système précédent qualifié de dictature sanglante.

Les présidents qui se succèdent depuis, mais n’ont pas répondu convenablement aux attentes et aspirations de la population. Le gros du peuple souffre et pâtit.

La Constitution de mars 1987 reconnait l’entrée en fonction d’un président tous les cinq ans, mais la règle n’a pas toujours fait le jeu.

Ce mardi, le président Jovenel Moise a présenté le bilan de sa première année au pouvoir lors d’une conférence au Palais national.

S’il en est sorti entièrement satisfait, Loop Haïti, de son coté, a recueilli aujourd’hui des opinions divergentes auprès de nombreux concitoyens dans un micro-trottoir réalisé à Port-au-Prince.   

François Duvalier est mort le 21 avril 1971. Son fils le 4 octobre 2014. Est-ce pour autant la fin du système duvalierien ?

Question simple, mais pertinente dans la mesure où l’on assiste à des thuriféraires qui se réclament sans ambages du système.

Sur Facebook, son ex-femme Michele Bennett Duvalier essaie de sauver tant soit peu les vestiges d’un système agonisant à travers une chronique baptisée : « Mes points sur les I ».

Derrière son clavier, elle s’en prend allégrement aux hommes politiques, aux artistes, aux jeunes sans jamais arrêter de vendre les bons côtés (lesquels ?) du système de son mari.

Parfois, elle en paie les frais, des internautes exhument des archives pour montrer l’insignifiance qui régnait lors du duvalierisme.

À malin, malin et demi, dit le vieil adage.