Jeudi 17 Octobre, 2019

Le PNUD dispose de 600, 000 USD pour les victimes du choléra au Cap

600, 000 dollars disposés par le PNUD pour compenser les victimes de choléra dans le nord./Photo: Fournie par la mairie du Cap.

600, 000 dollars disposés par le PNUD pour compenser les victimes de choléra dans le nord./Photo: Fournie par la mairie du Cap.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) annonce disposer pour le Cap-Haïtien, d'une enveloppe de 600, 000 dollars pour compenser les victimes du choléra, épidémie entrée en Haïti par le biais du contingent népalais de la mission onusienne en janvier 2010.

Dans le cadre d'une compensation communautaire aux victimes du choléra, une enveloppe de 600 000 dollars américains est disponible pour la cité christophienne, selon les propos de Charles Philippe Bernoville, responsable de communication de la mairie du Cap-Haïtien. Il en a fait l'annonce dans un communiqué rendu publique le 10 septembre dernier.

"Une équipe de mobilisateurs sociaux et des responsables de PNUD rencontrent depuis le mois de juin 2019, les élus locaux et les leaders communautaires dans le cadre d'un projet visant à compenser les communautés victimes du choléra et réduire les risques de la maladie dans le pays", a écrit le responsable de communication de la mairie de la deuxième ville du pays.

Dans le cas du Cap-Haïtien, poursuit Bernoville, un montant de "150 000 dollars américains est disponible pour chaque section communale, et également 150 000 sont disponibles pour le centre-ville". Ce qui totalise 600 000 dollars pour le Cap-Haïtien dans le cadre de ce projet du PNUD, organisme des Nations unies.

Selon la méthodologie définie par le PNUD, une plateforme de neuf membres est créée pour chaque section communale, de concert avec les élus locaux, et une autre pour le centre-ville, de concert avec la mairie et la Commission 350ème. Les neuf membres sont élus par les communautés victimes directement ou indirectement de la maladie avec mission de faire le lien entre le PNUD et les populations.

Les élus locaux et les leaders communautaires priorisent des projets de captage d'eau, d'assainissement, de construction de marchés ou de latrines publiques, ne serait-ce pour améliorer les conditions sanitaires à Cap-Haïtien d'ici 2020. En revanche, ce sont les projets identifiés et choisis par les victimes du choléra qui seront uniquement financés ou exécutés avec l'argent disponible.

Cette maladie bactérienne qui provoque de graves diarrhées et une déshydratation, se transmet généralement dans l'eau et a déjà fait au moins 10 000 morts dans le pays. Les Nations unies avaient toujours nié leurs responsabilités dans cette affaire qui a causé la mort de milliers de citoyens haïtiens. Ce n’est qu’en 2016 que l'institution internationale de maintien de la paix dans le monde, a reconnu ses torts dans la propagation du choléra, ce que Mario Joseph, président du Bureau des avocats internationaux avait considéré comme « une victoire pour le peuple ».

En outre, l’épidémie avait donné lieu à de nombreuses réflexions et analyses critiques sur les tentatives de l’ONU de cacher la vérité. Ricardo Seitenfus, diplomate et ancien représentant de l’Organisation des Etats Américains (OEA), avait donc renversé la vapeur avec son livre coup-de poing intitulé « Les Nations unies et le choléra : coupables mais non-responsables ? ».

Dans ce livre, le diplomate avait pris position en faveur des victimes, des familles des victimes, de la vérité et des droits humains.

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