Mardi 18 Février, 2020

550 détenus tentent de s’évader de la prison civile de Hinche

Des détenus tentent actuellement de s'évader de la prison civile de Hinche. Des agents de l'Udmo ceinturent l'enceinte carcérale. Crédit photo: Raphael Guvens

Des détenus tentent actuellement de s'évader de la prison civile de Hinche. Des agents de l'Udmo ceinturent l'enceinte carcérale. Crédit photo: Raphael Guvens

Environ 550 détenus se trouvent actuellement sur la cour principale de la prison civile de Hinche. Ils sont prêts à s’enfuir au moment opportun.

Le directeur de la prison, Prospère Accilaire vient de confirmer la nouvelle sur Radio Vision 2000. « Environ 550 détenus de la prison civile de Hinche tentent actuellement de s’échapper de l’enceinte carcérale », a avancé ce dernier.

Des agents de l’Unité départementale de maintien d’ordre (Udmo) encerclent actuellement le bâtiment pour les empêcher de s’enfuir. Selon le responsable, les détenus s’accaparaient des armes et minutions des deux agents de l’Administration pénitentiaire nationale (Apena) présents sur les lieux ce mercredi. Il s'agit de Wilmarc et Djocius [noms incomplets]. 

« L’inspecteur Wilmarc et Djocius sont actuellement entre leurs mains », rapportent le correspondant local de Radio Vision 2000, Jackson Ortella. Il avance que les détenus échangent des tirs sporadiques avec les agents de l’Udmo qui ceinturent l'espace carcéral. 

Au moment où Monsieur Ortella s’entretenait à la rédaction, il était en train de s’essouffler parce que les policiers venaient de lancer des bombes lacrymogènes pour contrecarrer un groupe de détenus qui s’apprêtaient à gravir le mur de la prison pour s’en aller.

La rédaction a essayé en vain d’entrer en contact avec la Commissaire du gouvernement a.i. de Hinche, Madame Dieunise Benjamin.

En entretien à la rédaction ce soir, le Commissaire divisionnaire, Choute Jean-Michelet a informé qu’aucun détenu n’est arrivé à s’évader. « Contrairement à ce qui est relayé dans la presse, les détenus se retrouvent dans leurs cellules respectives », informe-t-il, avant de pincer que la « presse doit faire preuve d’attention avant de divulguer une information ».  

Il confirme également que les deux agents de l’Apena susmentionnés sont, jusqu’à cette présente minute, entre les mains des détenus. Il espère un redressement de la situation. « Il y a des agents pénitentiaires qui sont formés pour ces genres de situation », prévient-il, point n’est besoin de larmoyer sur le sort des agents.

Il évoque le concept de « calme apparent » pour signifier la trêve qui s'observe actuellement. Il était 3h de l'après-midi quand Monsieur Jean-Michelet, logé dans un bureau qui se trouve à l'arrière du bâtiment qui loge la prison, a entendu les premières détonations. Et il avait compris qu'il se passe quelque chose de sérieux à l'intérieur. 

L’article a été mis à jour à 7 : 03 p.m.

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