Mardi 7 Juillet, 2020

Haïti - Sécurité routière : 5 conseils pour mieux se protéger en 2020

Photo: Patricio Zambrano-Barragán. Parc Industriel de Caracol (PIC)

Photo: Patricio Zambrano-Barragán. Parc Industriel de Caracol (PIC)

La carence d’infrastructures routières, l'absence de panneaux de signalisation et les routes accidentogènes sont autant d’obstacles que les usagers de la route doivent surmonter quotidiennement en Haïti. Garnel Michel, médecin et président de l’organisation Stop Accidents, qui a recensé 520 cas de décès et 3 317 blessés dans les accidents de circulation en 2019, nous livre 5 conseils afin de mieux se protéger sur la voie publique en 2020.

1. Être vigilent / Faire preuve de prudence

Ce premier conseil est adressé aux piétons. D’après Garnel Michel, les difficultés routières rencontrées en Haïti notamment à travers la capitale demandent une énorme capacité d’adaptation. Ceci exige des meilleurs comportements à adopter dès que l’on utilise une voie publique. « Près des courbes, un piéton doit procéder la traversée d’une rue à au moins une dizaine de mètres » prescrit Michel. Ce, pour éviter que le piéton soit percuté par un véhicule qui aurait échappé à champ de vision. Plus on anticipe et fait preuve de prudence quand on marche dans la rue, mieux on évite d'être victime d'accidents.

2. Rester à distance des véhicules en mode "marche arrière"

Tout véhicule en train de reculer doit être tenu à distance. Ceci est une règle de circulation de base que tout usager de la route (piétons, "deux roues" et /ou conducteurs) doit maîtriser. Sur les autoroutes, un grand nombre d’accidents est dû à des collisions en chaîne. Le non-respect des intervalles de sécurité est l'une des principales causes. Selon le docteur Garnel Michel, quelques mètres (2 au minimum) doivent être laissés à un véhicule en mode "marche arrière". Et par vigilance, un piéton doit éviter de contourner le dos d’un véhicule qui recule.

3. Éviter la surcharge des motocyclettes

Parmi les 2 260 accidents recensés en 2019 par Stop Accidents, plus d’un tiers est causé par des motocyclettes. Surchager les motocyclettes avec deux ou trois passagers voire même plus, est un vrai danger de circulation routière, selon le responsable. Éviter une surcharge de ces véhicules de transport devrait être la responsabilité des passagers notamment ceux vivant dans les villes de province. Garnel Michel recommande aussi le dialogue entre les passagers des motocyclettes et les chauffeurs. D’après lui, tout passager doit être en mesure de demander au chauffeur de courir à une vitesse raisonnable pour éviter tout excès. De plus, les passagers et conducteurs doivent toujours songer à porter un casque pour protéger sa tête en cas d'accident. 

4. Penser à la vie / Être en état de conduite

Ce conseil vise exclusivement les conducteurs. Être en état de conduite dans ce contexte signifie pour le président de Stop Accidents, que le conducteur de tout véhicule doit être d’abord lucide (d'ailleurs il est interdit par la loi de conduire en état d’ivresse ou avec un quelconque taux d’alcool dans le sang) ; éveillé (car la somnolence au volant demeure aussi un facteur d’accident) et être émotionnellement stable. Tout état physique ou mental sortant de la normale peut engendrer des déficiences qui impacteront probablement de manière négative la vie du conducteur d’un véhicule et son entourage. Penser à l’importance de la vie quand on est au volant ramènera tout conducteur à une prise de conscience au moment de l’action et lui permettra de classer la vie, y compris la sienne, comme une priorité sur tout autre chose.

5. Faire de la sécurité routière un axe de développement

Cette recommandation s’adresse à tous les autorités étatiques ainsi qu’aux aspirants. D’après Garnel Michel, la circulation routière demeure un des axes opulents que tout pays peut exploiter pour parvenir au développement. Avec des routes modernes et des moyens de transports adaptés, l’économie nationale pourrait en bénéficier, si l’État prenait en compte l’aspect économique des infrastructures routières. Si les routes facilitent la circulation des membres de la population, une meilleure communication entre les différentes régions, elles faciliteront aussi le commerce et une forte entrée dans les caisses de l’Etat à travers les services lucratifs dépendant d'une bonne sécurité routière.

 

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :