Lundi 19 Août, 2019

Haïti: « Près de 21 % des filles de 19 ans déjà mères ou enceintes »

Yveka, 17 ans, consulte une sage-femme à la clinique mobile/Photo:UNFPA

Yveka, 17 ans, consulte une sage-femme à la clinique mobile/Photo:UNFPA

Les départements ayant le plus de jeunes mères âgées entre 15 et 19 ans sont le  Centre, le  Sud, l’Artibonite, le Nord-Ouest et la Grand ‘Anse, selon le FNUAP, rappelant que la population haïtienne est constituée, à 50%, de jeunes âgés d'au moins 23 ans.   

Dans un document intitulé « Le pouvoir du choix », le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) présente des données sur la santé sexuelle et reproductive des jeunes filles en Haïti. Selon  l’agence des Nations Unies, prés de 21% des jeunes filles âgées de 19 ans ont déjà mis au monde des enfants ou enceintes d’un premier bébé.

Les départements d'Haïti comptant le plus de jeunes mères âgées entre 15 et 19 ans sont le  Centre, le  Sud, l’Artibonite, le Nord-Ouest et la Grand ‘Anse, selon le FNUAP, rappelant que la population haïtienne est constituée, à 50%, de jeunes âgés d'au moins 23 ans.   

« La sexualité et la fécondité des filles en Haïti demeurent précoce. Avant 15 ans, 13 filles sur 100 ont déjà eu des rapports sexuels », selon ce document cité par le journal Le Nouvelliste. Soulignons en passant que le document « Le pouvoir du choix : les droits reproductifs et la transition démographique », publié par le FNUAP l'an dernier, indique que le taux de fécondité global d’Haïti est de 2,8 enfants par femme pour l’année 2018. 

Par ailleurs, l’agence des Nations Unies dit constater une prévalence du nombre de naissances en Haïti chez les femmes qui n’ont eu droit à une aucune instruction. « En moyenne, elles ont 4,9, soit deux fois plus que celles ayant atteint le niveau secondaire (2,4 enfants) et quatre fois plus que celles ayant fait des études supérieures (1,2 enfant), écrit le FNUAP, rapporté par le quotidien.

Pour revenir sur la fécondité précoce, selon le rapport publié par EMMUS –VI publié en septembre 2017, ce phénomène chez les adolescentes représente un facteur de risque important du point de vue de la santé materno-infantile et du point de vue socio-économique. « D’une part, le risque de décès maternel étroitement lié à l’immaturité physiologique des adolescentes, est particulièrement élevé entre 15 et 19 ans.

D’autre part, les enfants nés de mères adolescentes ont une probabilité de décéder plus élevée que les naissances issues des femmes de 20-24 ans et de 25-29 ans, », explique l’organisation qui avait mis l’accent sur le fait que  la fécondité précoce accroît l’abandon scolaire et hypothèque l’avenir des adolescentes.

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