Mercredi 20 Mars, 2019

Haiti: 16 jours d’activisme contre la violence faites aux femmes

Mettre fin aux violences faites aux femmes est un long combat à mener. En Haiti, 28% des femmes de 15-49 ans sont victimes de violences physiques ; 50% en sont sorties avec des blessures ; 29%, avec des violences émotionnelles, selon l’EMMUS IV. Pour retenir l’attention sociétale sur ces faits estimés graves, 16 jours d’activismes ont été lancé par divers institutions à travers le pays.

Du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, jusqu’au 10 décembre, Journée des droits humains, la campagne « 16 jours d’activisme » contre la violence faite aux femmes sera le credo de plusieurs institutions qui militent pour le respect des droits des femmes et des filles en Haiti. Ces 16 jours donneront l’occasion de dynamiser les actions visant à combattre la violence contre les femmes et les filles partout dans le monde.

Cette campagne internationale annuelle lancée en 1991 par le premier Institut international pour le Leadership des femmes (Women's Global Leadership Institute), est aujourd’hui embrassée par ONU femmes, Plan international, Ambassade du Canada en Haïti, Panos, FRENACAH, REFRAKA, le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) pour stopper les violences machistes, le harcèlement, le viol, le sexisme au travail ou encore la violence conjugale.

Le gouvernement du Canada appelle chacune et chacun à prendre l’engagement d’éliminer la violence fondée sur le sexe, aujourd’hui et tout au long de l’année. Il encourage chacun à inviter famille et son entourage à manifester son intérêt pour une telle campagne en publiant des messages dans les médias sociaux pour appuyer les victimes directes et indirectes de violences.

L’organisation Plan International Haïti de son côté insiste sur l’importance de ne jamais tenir les filles responsables de la violence dont elles sont victimes. Le seul fautif, rappelle l'organisation, est l’auteur des violences, qui doit rendre compte de ses actes conformément à la législation nationale ou internationale.

Pour sortir du spiral de la violence, l’ONU femme invite à une prise de conscience collective sur ces faits graves. « La violence contre les femmes n’est pas inévitable. Tout le monde à un rôle à jouer pour y mettre fin », soutiennent les responsables.

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