Jeudi 21 Mars, 2019

Haïti : 12 journalistes dénoncent des agressions policières subies

L’un des policiers a dit que nous n’avons pas affaire avec des journalistes, rapportent les confrères.

L’un des policiers a dit que nous n’avons pas affaire avec des journalistes, rapportent les confrères.

12 journalistes haïtiens dénoncent avoir été victimes d’agressions policières mercredi 13 février lors des manifestations de l’opposition dans toute la capitale pour exiger le départ du président de la République, Jovenel Moïse.

Alors qu’ils étaient dans l’exercice de leur profession, une patrouille de policiers sillonnant l’aire du Champ de Mars dans un pickup Hilux, ils affirment avoir subi des agressions à la rue Aubain au moment où ils s’apprêtaient à rejoindre la branche de manifestants provenant de la Croix-des-Bouquets.

« Le véhicule s’est arrêté devant nous et a tiré en l’air malgré le fait que nous avons révélé notre identité. Quatre policiers ont pointé leur arme sur nous et nous ont demandé de faire demi-tour. L’un d’eux a dit que nous n’avons pas affaire avec des journalistes », rapportent ces confrères dans une note. Cela s’est passé vers 3h30 dans l’après-midi.

La 7e journée spéciale de manifestations, cette fois à 10 branches, déroulée dans la capitale haïtienne, fut émaillée de casses, de pillages et de violences. Plusieurs magasins et entreprises ont été la cible de manifestants en colère qui protestaient contre la misère et la vie chère. Outre ces 12 journalistes victimes de bavures policières, Robenson Sanon, reporter pour Reuters, a été touché par balles, ainsi que Josué Bellamour de radio Méga.

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